5 meilleurs ETF Small Cap (PEA/CTO) : Russell 2000, World, Europe
Ma sélection des 5 meilleurs ETF Small Caps sur PEA et CTO : Russell 2000, S&P SmallCap 600, MSCI EMU Small Cap pour l'Europe et MSCI World Small Cap pour les petites capitalisations mondiales.
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Sommaire ➡️
Ma sélection des 5 meilleurs ETF Small Caps :
| Nom | ISIN | Frais | Encours | Enveloppe |
|---|---|---|---|---|
| Amundi Russell 2000 | LU1681038672 | 0,35% | 900 M€ | PEA / CTO |
| SPDR Russell 2000 | IE00BJ38QD84 | 0,30% | 4,3 Md€ | CTO |
| iShares S&P SmallCap 600 | IE00B2QWCY14 | 0,30% | 2,5 Md€ | CTO |
| Amundi MSCI EMU Small Cap ESG | LU2572257124 | 0,40% | 379 M€ | PEA / CTO |
| iShares MSCI World Small Cap | IE00BF4RFH31 | 0,35% | 6,4 Md€ | CTO |
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Meilleurs ETF Russell 2000
On commence par les deux ETF qui répliquent le Russell 2000, l'indice de référence des small caps américaines. Le premier est éligible au PEA, le second réservé au CTO mais avec une réplication physique.
Amundi Russell 2000 (PEA)

- Nom : Amundi Russell 2000 UCITS ETF
- ISIN : LU1681038672
- Indice : Russell 2000
- Frais : 0,35%
- Encours : 900 M€
- Réplication : synthétique
- Distribution : capitalisant
- Prix de part : 356 €
- Enveloppe : PEA / CTO
L'ETF Amundi Russell 2000 est le seul ETF Russell 2000 éligible au PEA. Il nous offre une exposition synthétique aux 2000 small caps américaines. Lancé en 2014 et capitalisant, il dispose d'un encours conséquent de près de 900 millions d'euros, et des frais contenus à 0,35%.
Côté performance, il réplique très fidèlement son indice et affiche un rendement intéressant de près de 10% annualisé sur les 10 dernières années. Mais on voit aussi que cette performance est tirée par l'année écoulée, avec +44% sur 1 an, et qu'on retombe à 5,8% annualisé sur 5 ans.
➡️ Cela illustre la dispersion des rendements selon la période d'observation, et par conséquent l'importance du point d'entrée.
C'est actuellement l'option principale pour s'exposer aux petites capitalisations américaines sur PEA. Son seul bémol reste son prix de part élevé, à 356 € au cours actuel, ce qui le rend peu compatible avec les petits portefeuilles en stratégie de DCA.
SPDR Russell 2000 (CTO)

- Nom : SPDR Russell 2000 US Small Cap UCITS ETF
- ISIN : IE00BJ38QD84
- Indice : Russell 2000
- Frais : 0,30%
- Encours : 4,3 Md€
- Réplication : physique (échantillonnage)
- Distribution : capitalisant
- Prix de part : 69 €
- Enveloppe : CTO
En alternative sur CTO, j'ai choisi l'ETF SPDR Russell 2000 qui nous expose au même indice. Avec plus de 4,3 milliards d'euros, c'est de loin l'encours le plus massif sur ces petites capitalisations américaines.
Lancé la même année en 2014, il est aussi capitalisant, mais cette fois-ci en réplication physique (par échantillonnage optimisé).
✅ Ses frais sont légèrement plus avantageux à 0,30% et son prix de part plus accessible aussi à 69 €.
ETF S&P SmallCap 600
Toujours focus sur les États-Unis, l'ETF iShares S&P SmallCap 600 se distingue du Russell 2000 par un filtre de rentabilité à l'entrée.

- Nom : iShares S&P SmallCap 600 UCITS ETF
- ISIN : IE00B2QWCY14
- Indice : S&P SmallCap 600
- Frais : 0,30%
- Encours : 2,5 Md€
- Réplication : physique
- Distribution : distribuant
- Prix de part : 94 €
- Enveloppe : CTO
Seules les entreprises rentables intègrent l'indice S&P SmallCap 600, ce qui réduit largement la proportion de sociétés non profitables (j'y reviendrai dans la partie sur les inconvénients). C'est donc une alternative intéressante et à connaître pour ceux qui adhèrent au principe de « prime de qualité ».
Lancé en 2008, c'est l'ETF le plus ancien de ma sélection. Son encours est lui aussi massif à environ 2,5 milliards d'euros, avec des frais identiques à 0,30%, et un prix de part à 94 € au cours actuel.
⚠️ Son point faible : il est distribuant, ce qui peut être moins adapté pour ceux qui souhaitent capitaliser sur CTO, d'autant plus qu'il n'est pas éligible au PEA.
Meilleur ETF Small Caps Europe PEA
Pour s'exposer aux small caps européennes sur PEA, l'ETF Amundi MSCI EMU Small Cap ESG nous donne accès à 351 petites capitalisations de la zone euro, avec un filtre ESG.

- Nom : Amundi MSCI EMU Small Cap ESG Climate Net Zero Ambition CTB UCITS ETF
- ISIN : LU2572257124
- Indice : MSCI EMU Small Cap
- Frais : 0,40%
- Encours : 379 M€
- Réplication : physique
- Distribution : distribuant
- Prix de part : 425 €
- Enveloppe : PEA / CTO
Lancé récemment en 2024, il affiche un encours correct de 379 millions d'euros, des frais raisonnables à 0,40%, et un prix de part relativement élevé à 425 € la part.
En réplication physique, il détient directement les 351 valeurs en portefeuille, bien réparties entre les secteurs de l'Industrie (à plus de 25%), suivie de la Finance, l'Immobilier et des Technologies de l'information. Côté géographique, on retrouve principalement des sociétés allemandes, françaises et italiennes.
Au niveau des performances, le recul est encore limité, mais l'ETF réplique correctement son indice depuis son lancement, avec une performance de plus de 27% sur un an. Des résultats récents à relativiser évidemment.
✅ Il est la seule option pour s'exposer aux small caps européennes sur PEA, disponible uniquement en version distribuante mais c'est déjà moins problématique sur cette enveloppe.
À voir aussi :
➡️ Meilleurs ETF Europe sur PEA et CTO
Meilleur ETF MSCI World Small Cap
Dernier ETF de ma sélection, l'iShares MSCI World Small Cap affiche le plus gros encours avec plus de 6,4 milliards d'euros.

- Nom : iShares MSCI World Small Cap UCITS ETF
- ISIN : IE00BF4RFH31
- Indice : MSCI World Small Cap
- Frais : 0,35%
- Encours : 6,4 Md€
- Réplication : physique (échantillonnage)
- Distribution : capitalisant
- Prix de part : 8,50 €
- Enveloppe : CTO
Lancé en 2018, c'est également l'ETF le plus diversifié de la sélection, avec plus de 3500 entreprises détenues en réplication physique par échantillonnage optimisé. Capitalisant, il nous expose aux small caps mondiales des 23 pays développés.
Cet ETF suit fidèlement son indice, sa performance est de 7,77% annualisé depuis 2018, portée là aussi par la dernière année à plus de 26%. On note toutefois que le pari « mondial » s'est avéré moins fructueux qu'une exposition concentrée sur les US, du moins sur cette période.
Ses frais sont raisonnables à 0,35%, et surtout son prix de part est le plus faible de ma sélection à seulement 8,50 €, ce qui le rend accessible aux petits portefeuilles et stratégies de DCA.
Je le trouve intéressant pour sa simplicité : il offre une exposition large en une seule ligne, bien que cela aille à l'encontre du paradoxe structurel entre « exposition large » et « sélection qualitative » (j'y reviens dans la partie sur les inconvénients).
➡️ Pour un investisseur qui veut une exposition small caps globale en une seule ligne, c'est aujourd'hui la solution la plus pragmatique.
⚠️ Petit bémol, cet ETF n'est disponible que sur CTO, il n'existe pas de version MSCI World Small Cap sur PEA.
À voir aussi :
➡️ Meilleurs ETF Emerging Markets sur PEA et CTO
Avantages des Small Caps
Maintenant que ma sélection d'ETF est posée, voyons les principaux arguments favorables à un investissement en small caps.
1. La diversification

Un ETF Monde ou S&P 500 nous expose certes à des centaines d'entreprises, mais on le sait, la concentration est telle que le poids du top 10 représente à lui seul environ 38% de l'indice. Autrement dit, une grosse partie de notre investissement repose sur une dizaine de valeurs : Nvidia, Apple, Microsoft, etc.
Le Russell 2000 est radicalement différent. Composé de 2000 small caps américaines, son top 10 ne représente que 6,5% de l'indice. La concentration est nettement plus faible, et aucune entreprise n'y dépasse 1,5% du poids total.
➡️ Ajouter du Russell 2000 à un portefeuille large caps permet donc d'élargir sa diversification à 2000 entreprises supplémentaires, tout en atténuant la problématique de concentration. J'ai pris les États-Unis comme exemple, mais cette logique s'applique également à l'Europe et aux autres marchés.
2. L'exposition géographique des revenus
Environ 40% du chiffre d'affaires des entreprises du S&P 500 est généré en dehors des US, alors qu'à l'inverse, côté Russell 2000, c'est seulement 10 à 20%, soit plus de 80% du chiffre d'affaires réalisé sur le sol américain.
Concrètement, investir sur le S&P 500 c'est s'exposer à des entreprises globalisées, alors que les small caps reflètent directement la santé de l'économie domestique. Un point à connaître et à considérer lorsqu'on constitue son portefeuille d'ETF.
3. La couverture par les analystes

Plus une entreprise est grosse, plus elle est suivie, analysée et disséquée par les analystes. Du coup, son prix reflète assez fidèlement sa valeur.
À l'inverse, les small caps sont bien moins suivies, le marché est donc moins efficient, avec des écarts entre prix et valeur qui peuvent être plus fréquents.
✅ Cela peut être une source d'opportunités pour ceux qui savent les exploiter, mais aussi des risques qui peuvent passer inaperçus plus longtemps.
4. Le potentiel de croissance
Si on prend Nvidia, qui pèse plus de 4 000 milliards de capitalisation, ses chances de faire un x10 sont très improbables. Cela supposerait d'atteindre environ 40% de la capitalisation mondiale totale.
À l'inverse, les small et mid caps ont mécaniquement plus de marge pour y parvenir, comme ce fut le cas de certains géants d'aujourd'hui (Amazon, Nvidia, Apple) initialement introduits en small caps. Attention toutefois, individuellement, la probabilité de faire un x10 reste faible, d'où l'intérêt des ETF sur cet aspect précis. Le Russell 2000 nous expose par exemple à 2000 entreprises d'un coup, permettant de capter le potentiel global.
5. La surperformance historique

Contrairement à ce que laisse penser le court et moyen terme, les small caps ont historiquement surperformé les grandes capitalisations.
Selon les données d'Ibbotson, sur 100 ans de bourse depuis 1926, les small caps américaines ont délivré un rendement annualisé de 11,8%, contre 10,1% pour les large caps, soit presque 2 points de surperformance par an. Cumulés sur un siècle, 1 dollar investi en 1926 serait devenu environ 49 000 dollars en small caps, contre 11 500 dollars en large caps, soit plus de 4 fois plus.
Ces chiffres sont à nuancer évidemment, personne n'investit sur une période si longue, et sur des périodes plus raisonnables de 10 ou 20 ans, l'inverse peut tout à fait se vérifier. C'est d'ailleurs le cas depuis la domination tech actuelle.
✅ Cela dit, sur cette période de 100 ans, les small caps ont battu les large caps deux fois sur trois sur des fenêtres roulantes de 10 ans. Ce différentiel structurel reste donc un argument solide, favorable aux petites capitalisations.
6. Le contexte actuel favorable
Après 15 ans de domination des 7 Magnifiques, les small caps retrouvent des couleurs depuis un an. Ce retour s'explique par plusieurs catalyseurs spécifiques : un environnement économique favorable avec la baisse des taux de la Fed et un scénario sans récession, un agenda politique tourné vers la dérégulation et une fiscalité plus favorable aux entreprises domestiques américaines, ainsi qu'une décote de valorisation historique du Russell 2000 face au S&P 500.
➡️ Bref, un alignement de facteurs qui explique ce rebond. Reste à voir si cette dynamique s'inscrira (ou pas) dans la durée.
Inconvénients des Small Caps
Voyons maintenant les risques et raisons de se méfier des small caps.
1. Le paradoxe structurel des indices

Alors que les grands indices comme le S&P 500 ou MSCI World sont « auto-nettoyants » (une valeur qui chute et perd trop de poids sort mécaniquement de l'indice), du côté des small caps, c'est l'inverse.
Le Russell 2000, par exemple, récupère les valeurs qui chutent du Russell 1000, et perd ses pépites qui montent en large caps.
⚠️ Autrement dit, il hérite des perdants et laisse partir les gagnants. C'est un biais structurel à connaître, qui pèse particulièrement quand les large caps dominent, comme c'est le cas depuis l'hégémonie tech.
Personnellement, par principe, je préfère investir sur les gagnants et leur persistance, plutôt que sur les perdants qui rétrogradent. Cela dit, cette logique reste à nuancer car on mise également sur les potentiels gagnants de demain.
2. La qualité hétérogène des entreprises
Un ETF qui réplique le Russell 2000 achète mécaniquement les 2000 entreprises de l'indice, sans distinction. Or, selon les données récentes d'Apollo, environ 45% d'entre elles ne sont pas rentables. À titre de comparaison, seules 6% des entreprises du S&P 500 sont dans le même cas.
Pour pallier à cela, certains indices comme le S&P SmallCap 600 appliquent des filtres de rentabilité à l'entrée, ce qui réduit largement cette proportion. Mais c'est un risque à connaître lorsqu'on choisit son ETF small caps.
D'ailleurs, certains chercheurs vont plus loin et montrent que la fameuse « prime de taille » (la surperformance historique des small caps) serait en réalité une « prime de qualité ».
➡️ Pour faire simple, ce ne sont pas les small caps « en général » qui surperforment, mais les small caps « rentables ».
C'est précisément pour cette raison que la gestion passive, que l'on apprécie sur les large caps car le marché y est très efficient (MSCI World, S&P 500), est parfois remise en question sur les small caps, où le marché est moins efficient et la qualité plus hétérogène. Cet aspect profite davantage aux gérants actifs, capables de sélectionner les « bons élèves » parmi les small caps, qu'aux investisseurs passifs en ETF qui achètent l'ensemble sans distinction.
3. La volatilité et le risque

Les small caps sont structurellement plus volatiles et risquées que les large caps. L'indice de volatilité du Russell 2000 (le RVX) reste quasiment toujours au-dessus de son équivalent pour le S&P 500 (le VIX).
L'explication est logique : les petites entreprises sont en moyenne plus fragiles financièrement, moins diversifiées dans leurs revenus, et plus sensibles aux chocs économiques.
⚠️ L'investisseur devra donc tolérer davantage de variations et tenir en période de baisse. Cet aspect renforce aussi l'idée que les small caps s'inscrivent plutôt dans une logique d'investissement long terme.
4. La sensibilité au cycle économique
Les small caps sont davantage sensibles au cycle économique. Quand tout va bien (baisse des taux, croissance soutenue, contexte politique et fiscal favorable), elles tendent à surperformer. Mais quand le cycle se retourne, elles sont plus pénalisées que les large caps.
La raison est simple : les small caps sont plus endettées, plus dépendantes du crédit, et génèrent l'essentiel de leurs revenus à domicile. Elles sont donc beaucoup plus sensibles aux hausses de taux et aux ralentissements économiques.
À titre d'exemple, environ 32% de la dette du Russell 2000 est à taux variable, contre seulement 6% pour le S&P 500. Quand la Fed monte les taux, les charges financières des small caps augmentent directement, là où les géants ont verrouillé leurs taux bas depuis longtemps.
➡️ En conclusion, si le contexte favorable actuel se fissure, la rotation que l'on vit depuis un an vers les small caps pourrait s'interrompre.
À voir aussi :
➡️ ETF synthétiques sur PEA : ce que prépare Bercy
Qu'est-ce qu'une Small Cap ?
Pour finir, revenons sur la notion même de small cap.

Chaque entreprise cotée en bourse se classe selon sa capitalisation boursière. Cela va des « Mega Caps » comme Nvidia ou Google qui pèsent plusieurs milliers de milliards de dollars, jusqu'aux « Nano Caps », des entreprises quasi confidentielles.
On simplifie généralement en trois grandes catégories : les large caps (au-dessus de 10 milliards), les mid caps (entre 2 et 10 milliards), et les small caps (en dessous de 2 milliards de capitalisation).
Mais ces seuils ne sont pas figés et varient selon les indices et les marchés. Concrètement, une large cap française du CAC 40 comme Carrefour, Renault ou Accor pourrait être considérée comme une mid cap selon certains indices américains. Ces seuils restent donc très subjectifs d'un indice à l'autre.
➡️ Paradoxalement, en tant qu'investisseur français ou européen, on a souvent des entreprises du CAC 40 ou du Stoxx 600 en portefeuille, mais bien plus rarement du Russell 2000… alors qu'une partie de ces « petites américaines » sont en réalité plus grosses que de nombreuses valeurs européennes.
Ce qu'il faut retenir, c'est que cette notion de small cap est subjective : elle dépend du marché, de l'indice et de la méthodologie retenue.

L'indice le plus emblématique est le Russell 2000, qui regroupe 2000 petites capitalisations américaines, avec un seuil relativement haut (autour de 7 milliards de dollars). Le S&P SmallCap 600 en est une alternative, toujours américaine, un peu plus sélective. Pour une exposition mondiale, on a le MSCI World Small Cap, qui couvre environ 4000 entreprises des 23 pays développés. Pour la zone euro, le MSCI EMU Small Cap regroupe environ 400 entreprises. On peut citer aussi le MSCI Europe Small Cap pour une couverture européenne élargie, ainsi que le MSCI Emerging Markets Small Cap pour les pays émergents.
Voilà concrètement les indices que l'on retrouve dans les ETF Small et Mid Caps détaillés plus haut dans cet article.
Personnellement, je n'ai pas encore pris de décision sur les small caps, et n'y suis pas exposée, même si c'est un segment que je surveille de près. Le retour de la rotation depuis un an, conjugué à la décote de valorisation et au contexte macro favorable, en fait un sujet à suivre attentivement pour les prochains mois.
⚠️ Avertissement
Contenu strictement éducatif. Ces informations ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé. Vous êtes seul responsable de vos décisions d'investissement. Investir comporte des risques de perte en capital. En cas de doute, consultez un professionnel.
À voir aussi :
➡️ Comparatif des meilleurs CTO